Coulisses · Mode d'emploi
Comment fonctionne Le Journal de Demain
Ce n'est pas un journal alimenté par une simulation : c'est une simulation collective dont le journal est la première vue. Chaque nuit, un monde évolue sous la pression de vos arbitrages, puis une rédaction raconte ce qui vient de s'y passer.
Cette page raconte la mécanique en clair, avec quels outils, et donne les pièces à vérifier.

La question qui compte
Une IA écrit ce journal. Pourquoi lui faire confiance ?
Parce qu'elle n'a la main sur presque rien de ce qui compte. Elle propose et elle rédige ; la direction du monde, le hasard et la décision de publier ne lui appartiennent pas. Voici la frontière exacte.
Ce qu'elle fait
Proposer, écrire, relire
Propose l'évolution du monde une fois par nuit, à partir de ce que le collectif a poussé : elle donne chair aux conséquences, le serveur vérifie et tranche.
Compose l'édition : un angle par domaine, une frontière entre les sujets, l'ordre de lecture. Elle répartit, elle n'écrit pas encore.
Écrit les articles : douze articles et un éditorial, chacun dans la voix de son journaliste, à partir du monde tel qu'il vient d'évoluer.
Relit et refuse : un second modèle applique les tests de la constitution à chaque texte. Un test échoué renvoie l'article en réécriture.
Dessine la une en noir et blanc, sur une scène décrite au moment du plan et dans une facture fixée d'avance.
Ce qu'elle ne fait jamais
Décider, tirer le sort, juger
Ne décide pas de la direction : l'orientation du monde vient de vos arbitrages accumulés nuit après nuit, jamais de ce que le modèle trouverait souhaitable.
Ne tient pas le dé : les événements imprévus sont tirés par le serveur dans un catalogue figé. Aucun modèle ne choisit ce qui arrive au monde.
Ne lit pas vos mots pour les juger : le regroupement des textes libres tourne sur notre serveur, sans appel extérieur. Rien n'est noté, rien n'est classé.
Ne réécrit pas vos contributions : le texte que vous écrivez reste tel quel, et ce qui est publié n'est jamais modifié après coup.
N'invente pas librement : sans vos arbitrages, sans les documents de référence et sans le registre des événements passés, elle n'a rien à raconter.
Une chose nous échappera toujours : ce qui se passe à l'intérieur des modèles. Notre transparence porte sur ce qu'on leur envoie et sur ce qu'on en fait. Le reste de cette page est la démonstration de ce qui vient d'être affirmé.
Le fil du temps
Une dérive, pas une prévision
Un monde s'ouvre sur le présent et s'éloigne d'une année par jour écoulé. La matière change à mesure qu'on avance ; la destination, elle, n'est écrite nulle part.
Jour 1
L'année de lancement
données d'aujourd'hui
Après quelques semaines
Une génération plus loin
travaux de prospective
Plus loin encore
Un futur lointain
prospective lointaine
Un jour réel = une année simulée
01
Un jour réel, une année simulée.
Un monde s'ouvre sur le présent, et chaque jour écoulé le fait avancer d'une année. Le journal s'appuie d'abord sur les données d'aujourd'hui, puis de plus en plus sur les travaux de prospective à mesure qu'on s'éloigne.
02
Des dynamiques que vous poussez.
De grandes dynamiques traversent la simulation : le rapport au travail, l'adaptation au climat, l'équilibre entre les territoires. Elles n'avancent que sous la pression des arbitrages, et une orientation tenue plusieurs nuits finit par faire bouger le monde.
03
Un espace de possibles, pas une prévision.
Cette dérive ne dessine aucune trajectoire attendue. Deux collectifs différents produiraient deux mondes qui n'ont rien à voir, et c'est le propos : ce que vous lisez est un futur possible parmi une infinité, jamais une anticipation de ce qui va arriver.
Les ingrédients
Ce qui fait bouger le monde
Quatre matières entrent dans la nuit. Le journal n'en est pas le destinataire : c'est le monde qui les reçoit, et le journal raconte ensuite ce qu'elles y ont produit.
Source 01
Vos arbitrages, et leur accumulation
La matière première. Chaque nuit, vos positions sur les enjeux ouverts sont comptées, et surtout ajoutéesà celles des nuits précédentes, avec une mémoire qui s'estompe. Une poussée isolée s'efface ; une orientation tenue plusieurs jours finit par faire céder un cran du monde.
Source 02
Des documents de référence
Rapports du GIEC, statistiques de l'INSEE, notes de France Stratégie. Ils servent de cadre factuel, et leur dosage suit l'année simulée : les données d'aujourd'hui à l'ouverture d'un monde, les travaux de prospective à mesure qu'on s'éloigne. La liste complète est consultable plus bas, avec les autres pièces.
Source 03
Le registre de ce qui a déjà eu lieu
Tout ce que le monde a vécu est conservé : les événements avec leur date et leur cause, les personnages, les institutions, les débats ouverts et refermés. Une mesure évoquée il y a deux semaines peut ressurgir avec ses conséquences, et rien de ce qui a été écrit n'est effacé.
Source 04
Des événements que personne n'a voulus
Pour que le monde ne soit pas la simple somme des intentions, un tirage nocturne peut faire surgir un fait inattendu : canicule prolongée, percée scientifique, accord diplomatique. Catalogue écrit d'avance, tirage borné, et fait par le serveur : aucune IA ne tient ce dé.
La fabrique · une nuit de production
Ce qui se passe pendant que vous dormez
Tout commence avant la nuit, par ce que vous déposez dans la journée : c'est la seule matière que rien d'autre ne peut produire, et la première carte ci-dessous. Viennent ensuite les couches du moteur, dans un ordre qui ne change pas. Au milieu se trouve celle qui fait tout le reste : la mise à jour du monde, le moment où le temps avance d'une année et où vos arbitrages deviennent des faits. L'écriture ne vient qu'après, et elle raconte ce qui a déjà eu lieu.
Le jour · Vous, et les autres participants
Ce que vous faites dans la journée
Le point de départ, et la seule matière que rien d'autre ne peut produire. La nuit n'invente pas ce qui arrive au monde : elle replie ce que vous avez déposé dans la journée. Sans vous, il n'y a pas de monde qui bouge, seulement un journal qui se répète.
Ce qui s'y passe (3)Replier
- Votre résolution du jour : dans le domaine qui vous a été assigné, vous déposez ce que vous voulez voir tenté pour l'année qui vient. C'est la matière première, et elle n'existe nulle part ailleurs.
- Vos positions sur les enjeux ouverts : les curseurs que vous déplacez sur les débats du moment. Ils ne pèsent pas seulement ce soir, ils s'ajoutent à ceux des jours précédents.
- Vos mots, si vous en écrivez : un texte libre reste sur nos serveurs et n'est jamais envoyé tel quel à une IA. Il est regroupé sur place avec ceux qui lui ressemblent.
À la clôture, la nuit prend le relais
Couche 1 · Tirage automatique, sans IA
Le grain d'imprévu
La nuit s'ouvre sur ce que personne n'a voulu : un ou plusieurs événements tirés au sort, pour que le monde ne soit pas seulement la somme des intentions.
Ce qui s'y passe (3)Replier
- Un tirage en cascade : d'abord combien d'événements cette nuit, puis leur ampleur, puis s'ils sont favorables, ambigus ou défavorables.
- Un catalogue figé : canicule prolongée, percée scientifique, accord diplomatique… Les entrées sont écrites d'avance, jamais improvisées.
- Aucune IA ne tient le dé, et c'est délibéré : le hasard du monde ne doit pas dépendre de ce qu'un modèle trouve romanesque.
Couche 2 · Calcul déterministe, aucune IA
Le constat des voix
Ce que vous avez exprimé dans la journée est mis en ordre, sans être interprété. Cette couche ne touche à rien : elle constate.
Ce qui s'y passe (4)Replier
- Vos positions, comptées : pour chaque enjeu ouvert, la répartition des curseurs, la moyenne, le volume, et la forme de l’opinion (consensus, clivage, indifférence).
- L'écart avec la veille, parce qu'un déplacement d'opinion compte autant que son niveau.
- Vos mots, regroupés sur place : les textes libres qui se ressemblent sont réunis par un calcul qui tourne sur notre serveur. Aucun n'est envoyé à une IA, aucun ne sort d'ici.
- Un dossier figé, conservé tel quel : c'est la pièce que la couche suivante devra respecter.
Couche 3 · Le serveur arbitre, l’IA habille
La mise à jour du monde
L'organe central, et le moment le plus important de la nuit : ce n'est pas un journal alimenté par une simulation, c'est une simulation dont le journal est la première vue. C'est ici que le temps avance d'une année.
Ce qui s'y passe (5)Replier
- La pression des votes est repliée : chaque nuit, vos poussées s'additionnent avec une mémoire qui s'estompe. Une orientation tenue plusieurs jours finit par franchir un cran ; une poussée isolée s'efface.
- Le monde évolue par événements datés : chaque changement a une cause assignable (un vote, une pente, un aléa, un événement antérieur) et rejoint un registre qui ne se réécrit jamais.
- Un seul appel à l'IA, pour proposer : elle propose ce qui bouge et lui donne chair ; le serveur vérifie tout (les causes existent, elles précèdent leurs effets, aucun doublon) et tranche seul les naissances et les disparitions.
- Les débats vivent et meurent : un enjeu dont l'opinion s'est déplacée se clôt, un autre naît de ce basculement. Le renouvellement des enjeux se décide ici, pas après la parution.
- Rien ne flatte, rien ne punit : une orientation impopulaire reçoit des conséquences aussi riches qu’une autre. C’est pourquoi une édition peut contredire ce que vous avez voté.
Couche 4 · Une rédaction en chef, vue d’ensemble
Le plan de l’édition
Un seul acteur voit les douze domaines d'un coup. Il n'écrit aucun article : il distribue les angles et empêche les recouvrements.
Ce qui s'y passe (4)Replier
- Un angle par domaine, tiré de ce que le monde vient de vivre, avec la forme d'article qui lui convient (enquête, reportage, portrait…).
- Une frontière entre les sujets, pour que deux journalistes ne racontent pas la même chose sous deux titres.
- Un ordre de lecture et la ligne directrice de l'éditorial.
- La scène de l’illustration, décrite ici pour que le dessin puisse partir sans attendre les articles.
Couche 5 · Six journalistes, une voix chacun
L’écriture, et le dessin en parallèle
Chaque journaliste écrit son article dans sa voix, sans voir ceux des autres : toute la coordination est passée par le plan. Pendant ce temps, l'illustration se dessine.
Ce qui s'y passe (4)Replier
- Douze articles et un éditorial : six journalistes portent deux domaines chacun, la rédaction en chef signe l'éditorial.
- Les questions au vote naissent du texte : elles sont écrites dans le même mouvement que l'article, pour porter sur ce qu'il vient de raconter, et non recyclées d'une nuit sur l'autre.
- Tout est écrit en brouillon : à ce stade, rien n’est publiable. Une correction ne modifiera jamais un texte existant, elle en écrira une nouvelle version.
- Le dessin avance en même temps : la scène vient du plan, la facture (gravure en noir et blanc) est fixée d'avance et n'est jamais négociée par l'IA.
Couche 6 · Deux passages, verdict par article
La relecture
Chaque texte est confronté à la constitution du journal, au registre des voix et à la mémoire du monde. Deux passages au maximum.
Ce qui s'y passe (4)Replier
- Les tests de la constitution : quatorze articles, quatorze tests appliqués au texte (aucun verdict prescrit au lecteur, aucun groupe visé, aucune personne réelle qui agit…).
- La cohérence avec le monde : les événements cités existent-ils dans le registre, les personnages sont-ils ceux du récit, les institutions portent-elles leur nom en vigueur.
- La fraîcheur et l’équilibre : rien qui redise les éditions passées, pas trop d’articles sur le même fil, et la chasse aux tics de langage.
- Une remarque bloquante refuse l’article et déclenche une nouvelle version. Les remarques sont conservées, jamais effacées.
Couche 7 · Décision automatique, article par article
La porte de sortie
Avant de paraître, chaque article reçoit son verdict. Un article peut être retenu : l'édition paraît sans lui.
Ce qui s'y passe (3)Replier
- Publié : aucune remarque, ou aucune qui empêche la parution.
- Publié avec réserves : des remarques subsistent, elles sont assumées et conservées.
- Retenu : l’article ne paraît pas, et les questions au vote qu’il portait sont retirées. Un journal qui garde ses propres refus.
Couche 8 · Dernière couche, jamais la première
La parution
L'édition ne devient publique qu'ici, une fois les textes statués et l'image confirmée. Rien ne paraît à moitié.
Ce qui s'y passe (4)Replier
- L’édition bascule en publiée d’un seul coup : tant que la nuit n’est pas allée au bout, le site n’en montre rien.
- Le rapport de la nuit est attaché à l’édition : quel domaine a été publié, avec réserves, ou retenu.
- Les articles rejoignent la mémoire du monde, pour que les nuits suivantes sachent ce qui a déjà été raconté.
- Un échec ne détruit rien : si la nuit casse en route, le monde déjà écrit reste, et l'édition inachevée est reprise là où elle s'est arrêtée.
C'est pour cette raison qu'une édition peut contredire ce que vous avez voté : le monde a bougé selon ses propres conséquences, et le journal rapporte ce qu'il y a trouvé.
Sous le capot
Les outils utilisés, sans exception
Trois modèles de langage, un modèle d'image, et un regroupement qui ne quitte jamais notre serveur.
Pour faire évoluer le monde et composer l'édition
Claude Opus, d'Anthropic
Deux appels par nuit : l'un propose l'évolution du monde, l'autre distribue les angles entre les douze domaines.
Pour écrire les articles
Claude Sonnet
Un appel par article, plus l'éditorial. C'est le modèle qui tient les voix des journalistes.
Pour relire et refuser
Claude Haiku
Les contrôles de relecture : tests de la constitution, cohérence avec le monde déjà écrit, redites, tics de langage.
Pour dessiner la une
Recraft v4, via Replicate
Un modèle d'image, une gravure en noir et blanc par édition. Le style est fixé par le site, jamais choisi par le modèle.
Pour lire vos mots sans les envoyer
Un modèle de regroupement local
Le rapprochement des textes libres qui se ressemblent tourne sur notre serveur, sans appel réseau. Vos mots ne sortent pas d'ici pour être regroupés.
Pour faire tourner le site
Des logiciels libres
Site, base de données et moteur de recherche documentaire sur un serveur dédié. Vos contributions n'en sortent jamais autrement qu'à travers les appels décrits ici.
Le choix éditorial
Le pari du tirage au sort
Chaque participant est assigné à un domaine par tirage au sort. Ce n'est pas un détail technique : c'est un choix éditorial, et le fondement de l'équilibre du journal.
Raison 01
Déplacer les habitudes
Si chacun choisissait son domaine, l'écologie, la santé ou l'éducation attireraient sans doute la majorité, au détriment de la gouvernance ou des relations internationales. Le tirage vous pose des questions là où vous ne seriez pas allé seul, et c'est de cette friction que naissent les arbitrages les plus intéressants.
Raison 02
Couvrir tous les fronts
Une société ne fonctionne pas que sur les sujets qui mobilisent spontanément. En attribuant un domaine au sort, on s'assure que la simulation explore tous les aspects de la vie collective, pas seulement ceux qui suscitent l'enthousiasme du moment.
Raison 03
Une répartition homogène
Le tirage est calibré pour répartir les participants entre les domaines, afin qu'aucun ne soit délaissé. C'est cette diversité qui rend la simulation crédible : une édition reflète l'ensemble des arbitrages, pas la voix la plus motivée.
Le sort de ce monde
Comment on décide qu'un monde continue
Ce monde n'a pas de durée prédéfinie : c'est l'exploration d'un avenir possible, et chaque week-end ceux qui l'écrivent disent s'ils veulent continuer d'y vivre. Une question, « Vivriez-vous dans cette France ? », six réponses possibles, et un dépouillement qui porte un nom : le jugement majoritaire.
C'est le seul moment où vous décidez quelque chose sur le monde et non dedans, et la méthode y fait autant que la question. Nous avons fait cinq choix pour que cette décision soit la plus juste et la plus équitable possible. Aucun n'est neutre, donc chacun est expliqué ici, avec sa raison.
Les six réponses
refus
Non, à aucun prix
refus
Non, pas telle qu’elle est
hors calcul
J’hésite
reconduction
Oui, sans enthousiasme
reconduction
Oui, volontiers
reconduction
Oui, je m’y sens chez moi
La mention médiane des bulletins comptés donne le verdict : à partir de « Oui, sans enthousiasme », ce monde est reconduit.
Choix 01
Un monde ne se juge pas par oui ou par non
Un oui ou un non aurait obligé chacun à ranger un jugement nuancé dans une case qui n'existe pas. « Oui, sans enthousiasme » n'est pas un oui franc, et c'est souvent la réponse la plus utile : on peut vouloir continuer d'habiter ce monde tout en trouvant qu'il va mal. Le binaire détruit cette information en la comptant comme une approbation, l'échelle la conserve, et la répartition publiée avec le verdict la rend lisible.
Choix 02
La médiane, et non la moyenne
Avec une moyenne, quelques bulletins très négatifs suffisent à tirer le résultat : choisir « Non, à aucun prix » plutôt que « Non, pas telle qu'elle est » pèserait deux fois plus lourd, et une minorité déterminée pourrait refermer le monde des autres. La médiane ne se déplace pas comme ça. Pour faire basculer le verdict, il faut déplacer la moitié des bulletins, pas exprimer un refus plus véhément que les autres.
Choix 03
Les hésitants comptés, mais hors du calcul
« J'hésite » n'est ni un oui ni un non : c'est une abstention exprimée. Elle figure dans la répartition publiée, et elle n'entre pas dans le calcul de la médiane. Ne pas trancher ne fait donc basculer le monde ni dans un sens ni dans l'autre. Quand les hésitants sont nombreux, le compte rendu met la répartition en avant, comme un fait à lire, jamais comme un appel à se mobiliser.
Choix 04
À égalité, la continuation l'emporte
Quand les bulletins comptés sont en nombre pair, la médiane tombe entre deux mentions, et c'est la plus favorable qui est retenue. Non par attachement à ce monde : refermer un monde est irréversible, le poursuivre ne l'est pas. Un monde gardé une semaine de trop peut encore être refermé au scrutin suivant, un monde refermé pour un bulletin d'écart ne se rouvre jamais. Dans le doute, on laisse la question revenir.
Choix 05
Un refus doit être confirmé pour arrêter le monde
Un premier verdict négatif ne referme rien : il avertit. Il faut deux scrutins négatifs consécutifs pour arrêter vraiment ce monde. Ce qui sépare les deux, une semaine, est précisément ce que la règle cherche à donner : le temps de distinguer un week-end de mauvaise humeur d'un refus qui tient, et une dernière semaine pour corriger le monde. Les motifs et les domaines cités avec les refus disent dans quelle direction, et le compte rendu les publie avant que le second scrutin ne s'ouvre.
À vérifier
Les pièces que vous pouvez consulter
Plutôt qu'un engagement à vous croire sur parole, voici ce qui est ouvert. Si une affirmation de cette page vous paraît généreuse, c'est là qu'on la vérifie.
Le texte qui borne tout
La constitution du journal
Quatorze articles, et pour chacun le test que la relecture applique à chaque édition. C'est ce texte, et pas une charte d'intention, qui est injecté dans les instructions à chaque étape de la nuit.
Lire les quatorze articlesLe pourquoi du projet
Le manifeste
Ce sur quoi ce journal est bâti, dans un texte qui se lit en trois minutes. C'est la version lisible de ce que la constitution borne, et il est versionné comme elle : gravé dans le code, modifié par commit tracé.
Lire le manifesteLe cadre factuel
Les documents de référence
Rapports du GIEC, statistiques de l'INSEE, notes de France Stratégie. Chaque document indexé est listé avec sa source et son horizon temporel.
Par édition
Les documents effectivement consultés
Chaque édition publie la liste des documents dans lesquels la rédaction est allée puiser cette nuit-là. Pas la bibliothèque entière : ceux-là.
Ouvrir une éditionQui signe
La rédaction, six voix
Six journalistes portant deux domaines chacun, leurs partis pris et leurs manies d'écriture. Aucun n'est réel, et aucun ne prétend l'être.
Voir la rédactionLa trace du monde
Toutes les éditions parues
Chaque monde garde ses éditions, depuis la n°0 qui fixe les conditions initiales jusqu'à la dernière parue. Rien n'est réécrit après publication : une correction est une nouvelle version, jamais une retouche.
Parcourir les archivesNote d'intention
Pourquoi ce journal
Le Journal de Demain raconte un pays qui n'existe pas encore, au moyen des dernières technologies disponibles. Chaque jour réel, une année s'y écoule : des institutions arbitrent, des dossiers avancent ou s'enlisent, des gens tiennent une position, gagnent, renoncent, comme dans la vraie vie, en fait.
C'est d'abord une expérience sociale : non pas « une IA peut-elle écrire un article ? », elle le peut, mais peut-elle rendre compte de la manière dont une société se raconte à elle-même ?
La question qui m'intéresse est celle-là : illustrer ce que peuvent engendrer nos décisions, nos discussions, nos débats. Ce que ce monde fait apparaître, édition après édition, c'est comment nous imaginons l'avenir ensemble, à travers des histoires et des personnages fictifs qui sont le reflet de nos opinions.
C'est aussi une expérience technique, et cette page est là pour n'en rien cacher. Faire vivre une société cohérente dans la durée, avec des voix qui ne se confondent pas et des histoires qui ne se répètent pas, est un problème difficile. Une part du plaisir est de le résoudre à découvert.
Il faut aussi le dire, parce que ça compte : les journalistes de ce journal sont des renards. C'est un choix, pas une coquetterie. D'abord pour qu'on ne s'y trompe pas : à l'heure où de faux journalistes générés par IA se multiplient, un renard rappelle d'un coup d'œil que personne de réel ne signe ces articles, qu'il n'y a derrière eux ni carrière, ni parti, ni intérêt. Ensuite pour ne pas se prendre trop au sérieux : c'est une fiction, et elle assume de le montrer.
Expérience ouverte
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