Année 2026

Édition n°0 · dimanche 26 juillet 2026

Fiction prospective · aucun fait rapporté ici n'est réel

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Il manque des voix pour donner sens à un monde collectif

Le premier brouillon de l'avenir

Les presses n'ont pas encore tourné. Cinq reporters prennent leur poste, aux côtés de la rédaction en chef. Un monde chargé de tensions attend sa toute première nuit, et vous pouvez être là quand il s'éveille.

0 sur 25 voix réunies

Le monde s'ouvre dès qu'assez de voix ont rejoint le projet.

Une voix de plus, c’est peut-être la vôtre à transmettre.

Illustration de la genèse, le monde avant la première nuit

Nous attendons vos voix pour imaginer le futur de la France.

Le mot de la rédaction en chef

Un pays sans majorité entre au seuil de la nuit, le budget verrouillé et l'avenir à trancher

Il faut d'abord regarder la salle. Une Assemblée fragmentée, où nul bloc ne tient la majorité ; des gouvernements qui s'assoient sans certitude de se relever ; un verrou budgétaire qui, avant même qu'on parle, occupe toute la table — 5,1 % de déficit, 115,6 % de dette, deux chiffres qui écoutent chaque phrase. Voilà le décor. C'est ici que tout commence.

Ce journal ne racontera pas un monde qui existe. Il racontera un monde que vous allez faire exister. Le principe est simple et vertigineux : la France que vous lirez sera un brouillon permanent, pilotée par vos votes et vos contributions. Vous choisissez une direction — nous l'instancions. Sans l'adoucir, sans la punir. Le monde répondra avec ses trains à l'heure et ses gens dans la rue, ses gagnants et ses perdants, chaque orientation payant son prix et touchant sa prime. Nous tiendrons le miroir ; c'est vous qui déciderez ce qu'il reflète.

Car les lignes de faille sont déjà tracées, et elles attendent votre main. Le verrou budgétaire, d'abord : presque aucune volonté ne s'exprimera sans se cogner à la dette. La défiance, ensuite — cette abstention, cette fragmentation, cette méfiance envers les institutions et, oui, envers les journaux comme le nôtre. Les fractures territoriales : les métropoles qui aimantent, les périphéries qui se sentent oubliées et le disent de plus en plus fort. Et cette transition écologique dont chacun reconnaît la nécessité tout en redoutant qu'elle se paie sur le pouvoir d'achat et les manières de vivre. Ajoutez une puissance moyenne qui se veut autonome et se découvre dépendante, sur une scène internationale qui ne l'attend pas.

Ce pays est un climat plus qu'un projet : incertitude, déclin pressenti, colère intermittente — et, dessous, un attachement tenace au modèle social, comme une chose qu'on tient à deux mains sans savoir combien de temps encore.

Nous n'écrirons jamais ce qu'il faut en penser. Quatre questions vous appartiendront, à vous seuls : cela vous plairait-il, en paieriez-vous le prix, en seriez-vous fiers, auriez-vous honte d'être restés à la fenêtre. Nous ne soufflerons aucune réponse. Nous tiendrons la scène, nous nommerons les acteurs, nous montrerons les chemins qui s'ouvrent à chaque carrefour.

La première nuit va tomber. La salle est pleine, le pays est en équilibre, et pour une fois ce ne sont pas les figures assises à la tribune qui écriront la suite. Ce sera vous. Nous, nous regarderons — et nous raconterons.

Meriem

Gouvernance et diplomatie. Écoute surtout ce qu'on ne dit pas.

La rédaction · six regards

Six regards différents sur le monde que vous dessinez

Camille Roux

Rédaction en chef

Camille Roux

Lien social et communauté, Santé et corps

Camille tient la barre du journal et signe l’éditorial. Elle continue d’écrire sur le soin et ce qui tient les gens ensemble, des déserts médicaux aux réseaux d’entraide, convaincue qu’un pays se juge à la façon dont il traite ceux qui font tenir le système à bout de bras.

Mobilité et échanges, Territoire et habitat

Capucine sillonne les villes moyennes et les campagnes que les grands récits oublient. Elle raconte l'aménagement par ceux qui l'habitent, un rond-point, une gare rouverte, un quartier qui se reprend en main.

Gouvernance et pouvoir, Relations internationales

Étienne suit les arbitrages du pouvoir et la place du pays dans le monde. Vétéran des salles de rédaction, il cherche le fil qui relie la décision du jour à la trajectoire longue de la France.

Alimentation, Énergie et ressources

Marcel suit les kilowattheures et les hectares. Il vérifie les chiffres deux fois et se méfie des annonces, convaincu que la transition se joue dans l'intendance autant que dans les discours.

Numérique et technologie, Travail et économie

Prya observe ce que les outils font à nos métiers. Entre automatisation et nouvelles formes d'emploi, elle cherche moins la prouesse technique que ses effets sur les vies ordinaires.

Culture et art, Éducation et transmission

Sarah suit les savoirs qui se transmettent et les récits qui nous relient. De l'école aux ateliers de quartier, elle guette les endroits où la culture cesse d'être un privilège.

// REGISTRE : TRANSPARENCE, HORS FICTION

Comment ce monde est fabriqué

Rien n'est caché sous le capot.

L'histoire que raconte ce journal et la manière dont il est fabriqué ne se mélangent jamais. Chaque nuit, vos contributions sont rassemblées, mises en forme par une IA, relues, puis publiées, et chaque étape laisse une trace vérifiable.

Voir les coulisses complètes →
01

Vos arbitrages, rassemblés chaque nuit

La matière première du journal, jamais réécrite avant d'être mise en forme.

02

Une IA met en forme, ne décide pas

Elle rédige à partir de vos choix et de documents de référence, la direction reste la vôtre.

03

Une trace vérifiable, à chaque étape

Thèmes retenus, documents consultés, consignes données : tout est conservé pour audit.

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Participer au projet qui imagine le futur

La règle d'ouvertureLe monde s'ouvre, et les presses tournent, dès qu'assez de voix ont rejoint le projet. Ni avant, ni sur une date : sans ce nombre, la France qu'on simule ne serait qu'une poignée d'entre nous. Ce seuil garantit qu'un monde collectif ait du sens, il ne plafonne rien.

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Aucun spam. Une seule alerte, le matin de la première édition.