Année 2026

Édition n°0 · samedi 31 octobre 2026

Fiction prospective · aucun fait rapporté ici n'est réel

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Voici le premier numéro : la France telle qu’elle est aujourd’hui. Dès que vous serez assez nombreux, chaque jour y fera passer une année, et c’est vous qui déciderez de la suite.

La France commence l'année sans majorité, avec un budget à arracher et un pays qui doute

La France commence l'année sans majorité, avec un budget à arracher et un pays qui doute

Éditorial

Cent dix-neuf euros de dette pour cent euros de richesse produite. C'est le chiffre qui attend le prochain budget, et personne ne sait encore comment il passera. Depuis la dissolution de 2024, l'Assemblée tient en trois blocs qui ne s'additionnent pas. Les gouvernements se succèdent, chaque texte se vote au forceps, et le mur de l'argent public se dresse devant le moindre arbitrage.

Dans les villes moyennes et les campagnes, beaucoup se sentent à l'écart de ce qui se décide. Le médecin qui part n'est pas remplacé, le train passe moins souvent, le loyer monte dans les métropoles pendant que les commerces ferment ailleurs. On se méfie des institutions, on doute des promesses, et pourtant on tient à l'hôpital, à l'école, à la retraite, à ce modèle social que chacun craint de voir s'effriter. C'est là toute la tension de l'année qui vient.

Deux raisons s'y affrontent, et chacune est solide. Ceux qui veulent réduire la dépense tiennent un compte réel : la charge de la dette gonfle, et ce qui part en intérêts ne va ni aux soins ni aux écoles. Ceux qui refusent les coupes tiennent un compte tout aussi réel : derrière chaque ligne de budget, il y a une infirmière de nuit, un bus scolaire, une aide à domicile pour un parent âgé. Le pays vieillit, les besoins montent, et les deux camptes finissent par porter sur les mêmes personnes.

Au loin, la guerre à l'Est pèse aussi. La France relève son effort de défense pendant que la relation avec ses alliés d'outre-Atlantique vacille, et cela se paie, en euros, sur le même budget contraint. Ce journal suivra ce pays, une année par jour, d'après les réponses de ses lecteurs. La première échéance est déjà là : un budget à voter, dans une Assemblée où aucun bloc ne tient la majorité, avec un déficit à 5,1 % qu'il faudra bien regarder en face.

3 min de lecture

École et culture en France : la promesse d'émancipation à l'épreuve

Dans une salle de classe d'un collège de banlieue, un professeur fait l'appel devant vingt-huit élèves. Il remplace un collègue parti en cours d'année, qu'on peine à remplacer. La scène se répète d'un bout à l'autre du pays. Le métier n'attire plus comme avant, les postes restent vacants, et beaucoup de parents découvrent que la classe de leur enfant change de main plusieurs fois dans l'année.

Cette France-là a massifié son école. Presque tous les enfants y entrent, presque tous y restent longtemps. Mais le niveau, mesuré d'un pays à l'autre, recule, puis se stabilise bas. Et derrière la moyenne, les écarts se creusent. D'un établissement à l'autre, d'un quartier à l'autre, l'école ne tient pas la même promesse. Celle qu'elle s'était donnée, émanciper, arracher à l'origine, elle la tient encore pour certains et la manque pour beaucoup. Un savoir se transmet comme on se passe un flambeau : il faut une main pour le tendre, une autre pour le saisir. Quand la main qui tend tremble, celui qui attend reste dans le noir.

Trois questions travaillent cette école, et chacune partage les esprits en deux. Faut-il d'abord réduire les inégalités, ou d'abord récompenser ceux qui réussissent le mieux. Faut-il revaloriser massivement les enseignants, ou conditionner les moyens aux résultats. Faut-il plus d'autonomie et d'ouverture, ou un retour aux fondamentaux et à l'autorité. Entre ces deux versants, la place de la laïcité dans les murs de l'école reste, elle aussi, une discussion vive.

À côté de la classe, il y a le musée, la bibliothèque, la salle de spectacle. Ce pays est la première destination touristique au monde, il tient à son patrimoine et à ce qu'on appelle son exception culturelle. L'offre est dense. Mais on n'y accède pas partout de la même manière : entre un centre-ville et une commune isolée, entre deux niveaux de revenu, le chemin vers un concert ou un atelier n'a pas la même longueur. Les budgets qui soutiennent la création se resserrent. Le financement public de l'art, le mécénat, le marché : chacun pousse sa réponse.

L'audiovisuel public, lui, est au cœur du débat. Faut-il le garder fort et indépendant, le réduire, le privatiser. Dans le même temps, les médias privés se concentrent entre peu de mains, pendant que les sites d'information en ligne et les plateformes de streaming captent l'attention et l'argent. Le pluralisme, cette multiplicité de voix qui permet à chacun de se faire une idée, tient sur un fil.

La mémoire collective se range dans ces lieux-là autant que dans les manuels : un atelier où l'on apprend un geste ancien, une archive qu'on numérise, une salle où l'on projette un film que plus personne ne distribue. Ce qui ne se transmet pas une génération ne se retrouve pas la suivante.

L'année qui s'ouvre tranchera des choix concrets : combien d'enseignants recrutés et à quel salaire, quel budget pour la création, et ce qu'il advient de l'audiovisuel public.

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Électricité et assiette : ce que la France paie pour se nourrir et s'éclairer

La France produit une électricité largement décarbonée, et pour l'essentiel nucléaire. C'est un acquis rare en Europe. L'ennui tient dans l'âge du parc. Les réacteurs vieillissent, leur disponibilité se tend, et quand le vent manque ou que le froid serre, le pays reste suspendu au gaz qu'il importe. La sécurité tient. Elle tient de justesse.

La relance est engagée. De nouveaux réacteurs sont programmés, l'éolien et le solaire montent. Deux questions attendent leur réponse, et elles ne sont pas techniques. Qui paie la facture du nouveau nucléaire, dont le chiffrage se compte en dizaines de milliards sur des décennies. Et qui accepte les mâts et les panneaux près de chez lui, car la décarbonation se décide à Paris mais s'installe dans un champ, une crête, un horizon.

Pendant ce temps, une part des ménages reste étranglée par les factures. Les boucliers tarifaires ont amorti les chocs de prix, ils ne les ont pas effacés. L'énergie, pour beaucoup, n'est pas un débat de trajectoire : c'est un virement qui part chaque mois et qui pèse. Trois lignes de fracture courent sous tout cela. Miser sur le vent et le soleil, ou sur l'atome. Traiter l'énergie en bien commun qu'on subventionne, ou en prix de marché qui dit la vérité des coûts. Consommer moins, ou produire davantage pour consommer autant.

Même partage dans l'assiette. La France reste la première agriculture de l'Union. Derrière ce rang, beaucoup d'exploitants vivent sous le seuil de survie économique. Les producteurs vieillissent, les mobilisations de 2024 restent vives, et la grande distribution concentrée pèse sur les prix qu'on leur paie. Le pays nourrit, mais dépend des intrants qu'il importe, et ses accords commerciaux restent contestés rang par rang.

Là aussi, le même nœud revient sous trois formes. Protéger le revenu de celui qui produit, ou le pouvoir d'achat de celui qui achète : les deux tirent la même ficelle en sens inverse. Durcir les normes environnementales, ou les alléger pour tenir la concurrence. Fermer les frontières à la production étrangère, ou les ouvrir au libre-échange. Et au bout, un fait têtu : le bien-manger reste hors de portée des ménages modestes, pendant que celui qui cultive n'y arrive pas non plus.

L'année qui commence devra trancher le financement des premiers réacteurs neufs, dont les chantiers n'attendent pas que le débat se termine.

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Un exécutif fort sans majorité : la France devant son impasse parlementaire

La France entre dans cette année avec un pouvoir qui peut beaucoup et décide peu. L'exécutif reste fort sur le papier, maître des outils qui permettent de faire passer un texte sans le vote franc de l'Assemblée. Mais l'Assemblée, elle, se partage en trois blocs qui ne s'additionnent pas. Les gouvernements se succèdent, les budgets peinent à être votés, et chaque recours aux procédures qui contournent le débat nourrit un peu plus la défiance. Car la défiance est là, massive, envers la classe politique tout entière. C'est le fond sur lequel tout se joue.

Deux questions tendent la vie intérieure du pays, et elles se répondent mal. La première oppose ceux qui veulent redonner la main au Parlement, par la proportionnelle et un rééquilibrage, à ceux qui veulent au contraire un exécutif capable de trancher pour sortir de la paralysie. La seconde court entre l'État central et les territoires : décentraliser davantage vers les régions et les communes, ou recentraliser au nom de l'égalité entre les Français. L'autonomie financière des collectivités reste l'os de ce débat, discutée sans fin avec Paris et avec Bruxelles. Au-dessus de tout cela plane une troisième ligne de fracture, plus morale que technique : faut-il ouvrir et assainir la vie publique, ou protéger d'abord la stabilité d'institutions déjà fragiles ?

Ce même pays, membre permanent du Conseil de sécurité et puissance nucléaire, pèse au-dehors plus qu'il ne pèse chez lui. Il reste un pivot de l'Union et de l'Alliance atlantique, mais son poids se discute, affaibli par le désordre intérieur et par un recul net de son influence en Afrique. La guerre à l'Est pousse l'effort de défense à la hausse, et chaque euro ajouté se retire d'ailleurs, dans des arbitrages budgétaires serrés. Là encore, les Français se divisent : s'armer davantage ou alléger la dépense militaire, bâtir une autonomie stratégique européenne ou s'en remettre à l'alliance avec les États-Unis, approfondir l'intégration du continent ou reprendre la main au niveau national. La relation transatlantique, incertaine, rend ces choix plus pressants qu'ils ne l'étaient.

Rien de tout cela n'est tranché. La sortie de l'impasse parlementaire, la réforme des institutions, le partage du pouvoir entre l'État et les territoires, le niveau de l'effort de défense, la place de la France dans une Europe qui cherche sa force : autant de décisions que cette année portera, l'une après l'autre, dès le premier budget qu'il faudra faire voter.

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Déserts médicaux, grand âge, solitudes : la santé et le lien sous tension

Dans beaucoup de communes, la question tient en un numéro de téléphone qu'on compose et qui sonne dans le vide. Pas de médecin à prendre, un rendez-vous à six mois, des urgences à quarante minutes de route. Le pays garde un système de soins que le monde entier lui envie, ouvert à tous, mais sur le terrain l'accès dépend d'abord de l'endroit où l'on vit.

Ailleurs, la salle d'attente déborde. Les soignants manquent, les services d'urgence débordent, et beaucoup de gens finissent par renoncer : à un contrôle, à une douleur qu'on laisse courir, à un spécialiste trop loin. Le renoncement aux soins n'est pas un mot abstrait, c'est une femme qui attend le week-end pour voir si ça passe.

Derrière les comptes, un autre poids. L'assurance maladie vit avec un déficit qui se creuse, nourri par le vieillissement et des besoins qui montent plus vite que les recettes. La dépendance arrive comme une vague annoncée : des personnes âgées de plus en plus nombreuses, un secteur du grand âge à la peine, des familles qui portent seules ce que le pays n'a pas tranché.

Sur ce terrain, le pays hésite entre des chemins qui ne mènent pas au même endroit. Faut-il encadrer là où les médecins s'installent, ou préserver leur liberté de choisir ? Renforcer la part publique de l'assurance maladie, ou ouvrir davantage au privé et responsabiliser chacun ? Bâtir un vrai service public du grand âge, ou s'en remettre à la solidarité des familles et au marché ? Chaque voie a ses raisons et ses perdants, et aucune n'est encore décidée.

Il y a l'autre tension, celle qui ne se mesure pas en lits d'hôpital. Les liens de proximité s'effilochent, la solitude gagne, la participation locale recule. La méfiance s'installe, envers les institutions et parfois envers le voisin, sur fond de fractures entre les territoires et de gens que le numérique laisse au bord du chemin. Le débat sur l'immigration, l'intégration et la laïcité s'enflamme vite, et la coexistence reste tendue.

Et pourtant, ce qui tient encore le tissu, ce sont les associations et les services publics de proximité. Des bénévoles qui conduisent les uns, qui veillent les autres, qui remplissent les creux que personne ne comble. Là aussi, deux idées s'affrontent : une société ouverte et plurielle contre une cohésion fondée sur des repères partagés, l'investissement dans le lien contre le pari sur la seule société civile, la confiance rebâtie par la participation contre l'ordre rétabli par l'autorité.

Tout cela est ouvert, et c'est l'année qui commence qui dira dans quel sens pencher : vers quel territoire ira le prochain médecin installé, et qui, des familles ou de la collectivité, portera la charge des personnes âgées qui seront bientôt beaucoup plus nombreuses.

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Logement bloqué, rail vieillissant : la France des distances à l'entrée de l'hiver

Il est huit heures dans une ville moyenne du centre du pays. Devant l'agence immobilière, une jeune femme lit les annonces une à une, un café tiède à la main. Elle gagne correctement sa vie, elle a un emploi stable, et pourtant aucune de ces lignes n'est pour elle. Le crédit s'est resserré, les loyers des zones recherchées montent, et la construction neuve recule. Entre les deux, les classes moyennes restent sur le quai.

C'est la France de cette fin d'année : un pays où se loger redevient une épreuve ordinaire. On construit moins. On prête plus difficilement. Dans les grandes agglomérations, la tension locative ne desserre pas, pendant que le mal-logement persiste pour ceux qui n'ont jamais eu de marge. Les métropoles aspirent les emplois et les habitants ; les villes moyennes et les bourgs ruraux, eux, voient leurs vitrines s'éteindre les unes après les autres.

Le sol lui-même est devenu un sujet de dispute. L'objectif de sobriété foncière freine l'étalement des lotissements, mais l'artificialisation continue, et les maires des petites communes s'en désolent. Ils veulent accueillir des familles, ouvrir des terrains, et on leur demande de densifier ce qui existe déjà. Beaucoup de ces élus gèrent des budgets serrés, sans savoir de combien ils disposeront demain pour entretenir une école ou une voirie.

La question n'a pas de réponse tranquille. Faut-il relancer la construction coûte que coûte, ou protéger les terres et densifier les centres ? Faut-il soutenir massivement le logement social, dont le financement bute sur les contraintes budgétaires, ou laisser le marché faire le tri ? Faut-il concentrer les moyens là où la population se presse, ou réarmer les territoires qui se vident ? Chaque camp avance ses chiffres et ses familles.

Et puis il y a la distance. Pour des millions de ménages des périphéries, se déplacer au quotidien pèse lourd dans le budget du mois. Le souvenir des gilets jaunes n'est pas loin : il suffit du prix du carburant qui remonte pour que la colère affleure. Dans les campagnes et les couronnes périurbaines, l'accès aux transports collectifs reste très inégal. Des déserts de mobilité s'étendent, où la voiture est la seule porte de sortie.

Sur le quai d'une gare secondaire, un panneau annonce un horaire. Le réseau ferroviaire est dense, parmi les plus étendus du continent, et il s'ouvre à la concurrence. Mais les rails et les routes vieillissent ensemble, et le financement de leur entretien devient critique. On repeint des haltes ; on ferme ailleurs des lignes jugées trop peu rentables. Entre l'usager qui paie le vrai coût et le voyageur qu'on subventionne, entre la priorité au train et la liberté de rouler, entre désenclaver les vallées isolées et concentrer l'argent sur les grands axes, la France n'a pas choisi.

Dans la salle du conseil d'une commune rurale, le café refroidit pendant qu'on discute du prochain car scolaire et d'un passage à niveau à reprendre. Ces décisions-là, minuscules vues de loin, dessinent qui pourra rester vivre là, et qui devra partir. Les arbitrages de l'année qui s'ouvre, sur le neuf à bâtir, sur le logement social à financer, sur les lignes à rouvrir ou à abandonner, diront où la France loge et déplace ses habitants d'ici la prochaine rentrée scolaire.

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Travail et intelligence artificielle, la France à l'heure des arbitrages

Dans un atelier de mécanique du Nord, un contremaître cherche depuis six mois un tourneur qu'il ne trouve pas. À quarante kilomètres, un magasinier de vingt-quatre ans enchaîne les candidatures sans réponse. Les deux vivent le même pays. Le chômage y reste installé autour de sept à huit pour cent, et pourtant l'industrie, le soin et le bâtiment peinent à recruter. C'est le paradoxe que la France porte en ouvrant cette année : des bras qui manquent et des gens sans travail, dans les mêmes régions.

L'usine, elle, tient encore debout. Après des décennies de fermetures, le tissu industriel se stabilise, mais la stabilité est fragile. Faut-il réindustrialiser, c'est-à-dire investir, soutenir, parier sur le long terme malgré une dette qui pèse ? Ou laisser faire et accompagner le repli ? La question traverse les conseils régionaux comme les comités d'entreprise.

Derrière, un modèle social coûteux à financer. Les retraites, les salaires, le temps de travail reviennent chaque saison sur la table. Les syndicats, pluriels, et le patronat se retrouvent sur les mêmes bancs sans se rejoindre. Le partage de la valeur est figé, et les conflits reprennent là où ils s'étaient arrêtés. D'un côté, l'idée de redistribuer davantage vers le travail ; de l'autre, celle d'alléger la charge sur le capital pour attirer l'activité. Protéger l'emploi par la règle, ou assouplir le marché. Réduire la dépense, ou investir malgré tout. Ces choix ne sont pas tranchés.

Pendant ce temps, une autre transformation avance sans attendre personne. Dans un cabinet comptable de Lyon, une assistante utilise un outil d'intelligence artificielle pour rédiger ses courriers. Personne ne lui a appris, personne ne lui a dit où partaient les données qu'elle y tape. L'IA générative se répand vite et en désordre dans l'emploi, l'éducation et les médias, sans que la collectivité en ait fixé l'usage. Faut-il l'encadrer strictement, ou la laisser innover sans entraves ? Les deux positions ont leurs porteurs, et chacun avance ses meilleures raisons.

Le pays est bien équipé pour cette bascule : la fibre couvre le territoire, le mobile aussi. Les start-up sont nombreuses, mais manquent de capitaux pour grandir. Et surtout, la France dépend fortement du cloud et des plateformes étrangères. Construire une souveraineté numérique coûte cher et prend du temps ; s'appuyer sur les meilleures technologies du monde revient à en dépendre. Le cadre européen structure, sans trancher.

Reste l'espace de l'information, disputé. La désinformation et les attaques informatiques montent, et les outils qui écrivent et fabriquent des images à la demande n'arrangent rien. Réguler fermement les plateformes, ou protéger la liberté d'expression en ligne : le débat oppose des gens qui tiennent, chacun, à quelque chose de réel.

Les communes, elles, se débrouillent déjà. Une mairie de taille moyenne forme deux de ses agents par an à travailler avec ces outils. Il en faudrait davantage, et l'année qui s'ouvre dira combien le pays décide d'y mettre.

Avant le premier numéro

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// REGISTRE : TRANSPARENCE, HORS FICTION

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Vos réponses, rassemblées chaque nuit

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Elle rédige à partir de vos choix et de documents de référence, la direction reste la vôtre.

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Une trace vérifiable, à chaque étape

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